Ventre mou

Notre premier déjeuner à 10, l’équipe est au 2/3, ça commence à pŕendre forme et le mot départ est sur toutes les lèvres ! Même si nous ne sommes pas tout à fait prêts …

Les nouveaux arrivants ont le décalage dans le nez, la répartition des sacs et rations reste à faire et une étude approfondie du budget s’impose….
Evrard souhaiterait en effet survoler le massif pour cartographier plus précisément notre route, et obtenir quelques certitudes quant à d’éventuels points d’eau ou à certains passages franchissables ou non. Mais le coût de l’opération a de quoi repousser : 3000 dollars de l’heure pour un vol qui durerait environ 2 heures!! La négociation va prendre du temps.

Que ne ferait-on pas pour se rassurer et minimiser les risques? La question de l’eau reste omniprésente et même si seulement 30-40km à vol d’oiseau seront à parcourir en une dizaine de jours, on sait que dans les conditions de températures que nous allons rencontrées et au regard des sacs que nous avons à porter, le risque de déshydratation est bien réel. Idéalement, il faudrait pouvoir garantir un minimum de 7L par jour et par personne, ce qui tiendrait du miracle dans ce massif karstique, plein de trous et qui ne retient en surface qu’une infime partie de l’eau qui circule dans ses réseaux souterrains.

Les idées fusent: Ben oui, il suffirait de lâcher des jerricans d’eau avec de petits parachutes depuis l’helico tous les 3 kilomètres non ?

Plus sobrement, il y a des chances que nous fassions deux équipes. L’une « éclaireur » et très mobile pour ouvrir la voie et trouver « l’oasis » du soir. Et l’autre, restant au camp jusqu’à ce qu’une source et un passage soit trouvés dans la direction voulue.

Dans tous les cas, nous en sommes à espérer que dame nature nous bénisse de quelques belles averses…
Bref, on n’ose envisager l’échec mais on n’élude pas les risques.

Le groupe électrogène a été trouvé, les bouteilles de plongée ont bien été gonflées et tout un tas d’autres choses ont été faites malgré la fatigue des nouveaux arrivants mais il reste encore une petite série de choses à faire et à négocier, nous ne quitterons donc pas encore Kendari demain. Le départ vers le massif est prévue vendredi matin!

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