Le contexte

La biodiversité s’amenuise à très grande vitesse R échauffement climatique, déforestation, pollution, surpêche, braconnage, pauvreté, tous ces maux ont un effet commun : la disparition des habitats naturels de la planète et la perte massive des espèces. La biodiversité s’amenuise à très grande vitesse. 3 espèces disparaissent par heure, 100 000 par an, et à ce rythme, on estime que la moitié des espèces aura disparu avant la fin du 21ème siècle. Des chiffres terrifiants. Des pans entiers de notre patrimoine, de ces plantes qui nous sauvent, de ces écosystèmes qui purifient nos eaux, de ses forêts qui retiennent les glissements de terrain… s’évaporent. C’est la 6ème crise d’extinction massive des espèces, la plus rapide que la terre ait connue. beaucoup d’espèces disparaissent avant que nous ayons pris connaissance de leur importance pour la survie de l’humanitéUne catastrophe d’autant plus grande que beaucoup d’espèces disparaissent avant même leur découverte et donc avant même que nous ayons connaissance de leur rôle et de leur importance pour le bon fonctionnement des écosystèmes et pour la survie de l’humanité. Nous ne savons pas encore à quel moment les dégradations que nous infligeons à la nature mèneront au crash écologique.

Nous connaissons 2 millions d’espèces, il y en aurait entre 8 et 30 millions à découvrirNous connaissons près de 2 millions d’espèces mais on estime qu’il y en aurait entre 8 à 30 millions à découvrir. Les chiffres sont encore très spéculatifs mais ce qui est certain, c’est que nous manquons de connaissances sur la biodiversité planétaire, son état et les interactions entre les espèces, particulièrement dans toutes les zones où l’homme n’est pas encore un facteur déterminant.

les moyens alloués à l’étude et à la préservation de la biodiversité sont insuffisantsOr les moyens alloués à l’étude et à la préservation de la biodiversité sont insuffisants et à la vitesse actuelle des découvertes (environ 16000 espèces nouvelles chaque année), il faudrait près d’un millénaire pour terminer l’inventaire global de la biodiversité planétaire. Or que restera t-il à inventorier dans 1000 ans alors que les dégradations d’espaces naturels s’accélèrent ?

Il est donc indispensable d’accélérer les recherches sur la biodiversité. Malheureusement, outre le manque de financement, il existe d’autres freins à l’amélioration des connaissances dont la difficulté d’accès. En effet, peu de scientifiques sont capables de mener des missions dans des lieux considérés comme trop inaccessibles, trop dangereux Il faut faire vite, accélérer les recherches. C’est une course contre la montre.ou situés dans des zones de conflit. Et lorsqu’ils atteignent ces contrées reculées et ces milieux dits «extrêmes», ils ont du mal à travailler efficacement. Ils sont donc en demande d’aller sur ce type de terrain, d’autant que ces milieux naturels surnommés « Mondes Perdus », qui n’ont jamais été étudiés et parfois même jamais visités, sont souvent des réservoirs extra-ordinaires de biodiversité où de nombreuses découvertes restent à faire.

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